Aujourd’hui je voudrai vous rendre hommage à mon arrière-grand-père paternel Julien BON, héros de la Guerre de 14-18. Car c’est grâce à lui que je suis « entrée » dans l’univers de la Généalogie.
Un jour d’août 2014, mon père qui devait se rendre dans la région de Verdun, m’a demandé d’effectuer des recherches afin qu’il puisse retrouver la tombe de son grand-père décédé à la guerre de 14-18. Et c’est ce jour-là que j’ai commencé les recherches sur ma famille et que j’ai attrapé le virus de la Généalogie.
C’est donc grâce à Julien que j’effectue aujourd’hui ce travail passionnant et je me devais de lui faire un post particulier.
Julien Achille BON est né le 27 septembre 1875 à LUNEL (Hérault) et est décédé le 14 janvier 1915 à BUCY LE LONG (Aisne).
Pour savoir où Julien était enterré, j’ai épluché les archives militaires. Au moment de la guerre, au sein du régiment, il notait tout ce qui se passait dans la journée. Par exemple, s’il y avait eu une offensive contre l’ennemi, s’ils avaient été attaqués par des ennemis, s’il y avait eu des blessés, des morts, etc. Ils listaient les soldats présents en début de journée et ceux qui l’étaient toujours en fin de journée.
J’ai pu retrouver le journal de marches et des opérations, du régiment du 27ème Bataillon de Chasseurs à pied et parcouru ce qu’il avait vécu jusqu’au jour de son décès.
Ce jour-là ils étaient en planque près de la petite église Sainte Marguerite, et cette église a été bombardée. Il a été tué sur le coup avec 4 ou 5 de ses compatriotes.
J’ai été contente de lire ces écrits et cela m’a permis de me projeter dans la réalité qu’avait été la guerre, et de ce que Julien avait pu vivre.
J’ai ensuite recherché les tombes autour de cette église. Je n’ai rien trouvé sur le net, et mes parents n’ont malheureusement pas retrouvé la sépulture sur place.
C’est vrai qu’un grand nombre de soldats décédés à la guerre n’ont pas eu de sépulture. Ils étaient enterrés rapidement sur place, dans le meilleur des cas, ou laisser sur place.
Les familles apprenaient les décès de leurs soldats, plusieurs mois après.
J’imagine ce que mon arrière-grand-mère Joséphine a pu vivre également. Elle a dû attendre son retour, avec ses deux enfants, dans la peur et dans l’espoir qu’ils reviennent vivants. Certaines femmes n’ont jamais su que leurs mari étaient décédés.
Lorsque j’ai interrogé ma famille sur le décès de Julien, ils m’ont expliqué que Joséphine s’était laissée mourir d’amour, tellement elle n’avait pas pu accepter le décès de son mari. Mon grand-père Armel s’est alors retrouvé orphelin très jeune.
Merci Julien pour tout ce que tu as fait pour notre famille et pour la France.
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